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ÉGALITÉ FEMMES/HOMMES
Actions 2014-2016

UN PLAN D’ACTION ÉGALITÉ FEMMES - HOMMES 2014/2016 A ÉTÉ ADOPTE PAR NOTRE UNIVERSITÉ EN DÉCEMBRE DERNIER

L’université François-Rabelais de Tours a souhaité promouvoir une politique volontariste en matière d’égalité femmes - hommes, par la mise en place d’un plan d’action qui concerne sa gouvernance, ses activités d’enseignement et de recherche, pour les personnels et les étudiants.
Un projet a été élaboré par un comité stratégique pour la période 2014/2016. Il a été soumis, pour avis, à un groupe de travail associant les syndicats, puis au comité technique et enfin approuvé par le conseil d’administration à l’unanimité.

Ce plan d’action s’inscrit dans le cadre de la politique nationale interministérielle en faveur de l’égalité femmes - hommes. S’agissant de l’enseignement supérieur et de la recherche, cette politique s’est traduite notamment par la signature, en 2012, d’une charte, par les ministres de l’enseignement supérieur (MESR) et des droits des femmes, la Conférence des présidents d’université (CPU), la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs et la Conférence des grandes écoles. Elle invite les établissements à y adhérer, à prendre position sur les principes de l’égalité femmes - hommes, à faire connaître et mettre en œuvre leurs engagements dans le domaine.

L’action de l’université s’appuie sur des réseaux nationaux (Conférence permanente des chargés de mission égalité - diversité des universités) et locaux (Réseau égalité 37 animé par la responsable de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité et Groupe égalité de la direction académique). Il s’agit d’atteindre un nombre d’objectifs prioritaires que l’établissement souhaite particulièrement promouvoir et mettre en œuvre, ce qui n’exclut pas d’autres actions destinées à appliquer les dispositions législatives et réglementaires ainsi que les engagements de la charte interministérielle, à laquelle l’université a adhéré.

1> Mieux connaître la répartition des sexes à l’université
En ce qui concerne les personnels, il s’agit d’intégrer dans le bilan social un rapport de situation comparée des conditions d’emploi et de formation des femmes et des hommes comportant notamment des données relatives au recrutement, à la formation, au temps de travail, à la promotion professionnelle, aux conditions de travail, à la rémunération et à l’articulation entre activité professionnelle et vie personnelle. Dès cette année, le bilan social 2014 développe ces données.
Pour les étudiants, il est demandé de systématiser la production de données par sexe concernant l’inscription, la réussite et l’insertion professionnelle dans les différentes formations. L’OVE travaille actuellement sur celles-ci.

2> Développer la mixité et tendre vers la parité
Il s’agit de favoriser la représentation proportionnelle des femmes et des hommes dans toutes les instances pour tendre vers la parité.
A ce titre, les comités de sélection (qui recrutent les enseignants-chercheurs) ont ainsi appliqué, dès cette année, la règle imposée, à compter de janvier 2015 par la loi « Sauvadet », en étant composés d’à minima 40 % de personnels du même sexe.
En application de la loi « Fioraso » du 22 juillet 2013, lors des dernières élections étudiantes, les étudiants ont dû présenter des listes paritaires, ce qui permet une meilleure représentativité des filles dans les conseils centraux. Une VP étudiante (lire page 6) a d’ailleurs été élue.
En matière d’orientation, il s’agit d’œuvrer avec l’Éducation nationale pour une composition étudiante équilibrée entre les deux sexes dans les formations par une promotion des filières où la parité n’existe pas. Des actions sont déjà réalisées en ce sens à l’université par la MOIP, Polytech (dispositif Cordées de la réussite « Ingénieur(e) toi aussi ») et l’UFR Sciences et techniques, dans le cadre plus général de la promotion de leurs formations.
Depuis deux ans, l’université participe à la réflexion, avec la région Centre, lors du forum de l’orientation qui a pour thématique « tous les métiers sont mixtes ».
En février, une journée « Filles et maths » a aussi été proposée avec l’association nationale « Femmes et mathématiques », à l’EPU, permettant d’accueillir des élèves de lycées et de collèges pour promouvoir les mathématiques auprès du public féminin.
Afin de sensibiliser les acteurs du monde éducatif à cette problématique, une convention régionale pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif a été signée en novembre 2013. L’université est aussi partie prenante dans le groupe Égalité de la Direction académique. Ce dernier a organisé une conférence sur le thème de l’égalité entre les filles et les garçons dans le système éducatif, en direction des acteurs de l’éducation nationale, des enseignants-chercheurs et des étudiants le 22 novembre 2013 à Thélème.


3> Parfaire l’égalité professionnelle
Favoriser une meilleure articulation entre vie professionnelle et vie personnelle apparaît comme un axe majeur. Il est ainsi prévu de mieux informer les agents sur leurs droits en matière de congés (congé parental, congé pour recherches et conversions thématiques) et de temps partiel, ainsi que sur leurs effets en termes de carrière. Il faudra veiller à ce que les congés afférents à la grossesse et le temps partiel ne pénalisent pas les agents dans le déroulement de celle-ci. Afin d’améliorer les conditions de retour des femmes et des hommes après des congés de maternité et parental, il sera proposé aux agents (en cas d’interruption de carrière d’une durée d’au moins un an) un entretien professionnel avant leur départ, ainsi qu’une action de formation de retour à l’emploi.
Une réflexion va être engagée sur une charte du temps. Le règlement cadre de l’université prévoit déjà des plages mobiles de manière à effectuer son cycle hebdomadaire de travail selon le rythme choisi.
Pour mieux accompagner les femmes dans leur parcours professionnel, l’université souhaite adopter une politique volontariste de promotion des femmes et accorder une attention particulière au déroulement de leur carrière, tout en préservant le principe d’égalité.
Parmi les pistes à étudier :
> Lors des entretiens professionnels (pour les personnels Biatss) et des examens des promotions en conseil académique restreint (pour les enseignants-chercheurs), il faudrait dépister les candidates potentielles qui ne demandent pas de promotion alors que leur dossier le permet.
> Formations au management pour encourager et soutenir les femmes à prendre des responsabilités et à s’affirmer davantage ; tutorat des femmes en position de demander des promotions ou des fonctions à responsabilité.
Ces dispositifs existent à l’Inserm et pour les femmes enseignants-chercheurs à l’université Joseph Fourrier de Grenoble.


4> Former, informer, communiquer
Afin d’agir contre les stéréotypes et prévenir les discriminations, la formation, l’information et la sensibilisation apparaissent comme leviers principaux.
Parmi les actions mises en place, une conférence sur l’égalité des femmes et des hommes a été animée par Nadine Lorin (responsable de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité), afin de sensibiliser les personnels sur ce sujet.
Une autre sera donnée à la rentrée par Diane Roman, professeure de droit, spécialisée dans ce domaine, pour les enseignants chercheurs, notamment les nouveaux arrivants.
Des projets sont aussi en réflexion pour former les responsables et ainsi intégrer une formation sur l’égalité femmes-hommes dans le parcours management du plan de formation 2015 de l’université.
S’agissant des étudiants, il est projeté de créer de nouvelles UEO sur l’égalité, en droit par exemple. Depuis 2006, il existe une UEO « Genre et histoire » proposée par l’UFR Arts et Sciences Humaines. Une UEO « Études sur le genre : autorité et représentation » a été ouverte à la rentrée 2013 par l’UFR Lettres et Langues.

L’université propose aussi de féminiser ou masculiniser les noms de métiers, fonctions, grades ou titres qui ne le sont pas encore1. Un mémento, en cours de rédaction sera proposé fin 2014.

1 V. Gazeau M. A., Maurel D. (2006), Un dictionnaire INTEX de noms de professions : quels féminins possibles ?, in Formaliser les langues avec l’ordinateur. De INTEX à Nooj. Presses universitaires de Franche-Comté, 115-127.

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Contact 

Concetta Pennuto
Maître de conférence
Chargée de mission handicap, égalité & diversité
Centre d'Études Supérieures de la Renaissance (CESR)
59, Rue Néricault-Destouches
Bâtiment R
37013 TOURS CEDEX
concetta.pennuto@univ-tours.fr
02 47 36 77 92

Premier bilan Égalité Femmes Hommes