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Partenariats, Recherche

Le programme Cosmétotextile

Pour introduire une assurance qualité dans toute la filière de production

On appelle cosmétotextile un textile contenant une préparation d'actifs cosmétiques généralement attachés sur les fibres par des microcapsules. Par frottement sur la peau, les microcapsules libèrent progressivement cette préparation pour contribuer à l’amincissement, donner une sensation de fraîcheur, lutter contre les odeurs corporelles… Mais l’efficacité de ce type de textiles dépend forcément de la quantité et de la qualité des préparations contenues dans les microcapsules, de la façon dont elles sont libérées, etc. Or à ce jour, il n’existe aucune règlementation spécifique. Soutenus par le pôle "Sciences de la Beauté et du Bien Être", les partenaires du programme Cosmétotextile se sont notamment donnés pour objectif la création d'un label national, sur les bases du Rapport Technique européen portant sur les cosmétotextiles, propre à rassurer les consommateurs et à améliorer la qualité des cosmétotextiles.

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Corsaire micromassant, Jean anti-capitons, T-shirt hydratant, chaussettes anti-odeurs, collants anti-fatigue, bustier rafraîchissant... Tous ces articles et bien d'autres encore sont commercialisés sous l'appellation « Cosmétotextile ». Leur point commun ? Ils concourent au bien-être de ceux qui les portent. Mais si le Bureau de Normalisation des Industries Textiles et de l'Habillement donne une définition précise des cosmétotextiles, pour un large public, leur efficacité reste encore à démontrer. Il est vrai que sur ce marché en émergence, il n'existe encore ni norme, ni label pour rassurer les consommateurs. Impossible de savoir si le bustier sera toujours aussi rafraîchissant après six heures de gym et trois lavages...

 

C'est en partant de ce constat que quatre industriels appartenant aux secteurs de la cosmétique et du textile ont bâti un projet de recherche en partenariat avec l'Université François-Rabelais de Tours, baptisé « Cosmétotextile ». Les objectifs ? Mettre au point des méthodes scientifiques reproductibles et fiables, nécessaires à la création du Label, en décortiquant les comportements des cosmétotextiles.
 

Soutenu par le pôle de compétitivité « Sciences de la Beauté et du Bien-Être », le programme « Cosmétotextile » a retenu l'attention de la Direction Générale des Entreprises (DGE) qui lui a attribué 935 357€ en décembre 2006 dont 431 000€ pour l'Université.

La première réussite du programme est la création du Labo C&T, anciennement LERAC, le Laboratoire Européen de Recherches et d'Analyses Cosmétotextiles. Ce nouveau laboratoire d'analyses a établi un partenariat scientifique étroit avec le laboratoire de Chimie Organique et Thérapeutique, devenue l'équipe 5 du GICC, nouvelle UMR université -CNRS 6239.

Un an après le lancement des travaux, les acteurs et partenaires se sont retrouvés fin janvier à l'UFR des Sciences Pharmaceutiques, à l'initiative du Pr. Marie-Claude Viaud-Massuard, responsable du laboratoire de Chimie Organique et Thérapeutique. Une rencontre informelle qui a permis aux partenaires financiers et scientifiques d'échanger librement sur le bilan de l'année écoulée et de rappeler la feuille de route de chacun pour les prochains mois.

 

D'abord, définir des critères de qualité

L'une des premières étapes du programme consiste à mettre au point les tests nécessaires à l'obtention du Certificat de « qualité cosmétotextile » élaboré par l'association  assurant la certification des textiles techniques (Asqual).

Pour obtenir ce certificat, le produit doit non seulement satisfaire au respect de la réglementation cosmétique et aux normes de qualité existantes du support textile, mais également à des critères plus spécifiques comme l'innocuité, l'efficacité et la durabilité du cosmétotextile.

D'où les recherches menées en 2007 par le Labo C&T et l'Université, qui ont conduit à la mise au point de méthodes d'extraction et de dosage des préparations présentes sur un cosmétotextile. Applicables dès maintenant aux articles commerciaux, ces méthodes permettent de quantifier la préparation cosmétique restant après X lavages par exemple. Restera alors à trouver comment améliorer la durabilité, en jouant sur les microcapsules, les préparations, les liants...


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contact

Jérémy Monfray - Laboratoire GICC
Tél.: 33 (0)2 47 36 74 54 / Fax : 33 (0)2 47 36 72 29

Les retombées du projet

Pour Loïc Vaillant qui s'exprimait lors de la rencontre du 23 janvier, « Le projet Cosmétotextile est l'un des plus beaux programmes menés au sein du pôle Sciences de la Beauté et du Bien-Être, parce que seule l'association de l'ensemble des partenaires universitaires et industriels peut conduire à réussir la rupture technologique qu'il nécessite ».


On peut déjà porter à son crédit :


  • La création d'un laboratoire d'analyses, le Labo C&T, et les emplois induits, 
  • Le financement de deux postes d'ingénieurs de recherche à temps plein au sein du laboratoire de Chimie organique pour la durée du programme.


Et il ne fait aucun doute que ces recherches partenariales feront progresser les connaissances fondamentales et ouvriront de nouvelles thématiques de recherche pour les laboratoires universitaires.


Les partenaires


Outre les quatre partenaires de recherche - l'Université François-Rabelais, le Labo C&T, la société normande RBC Blondel spécialisée dans l'ennoblissement de tissus et l'entreprise tourangelle Spincontrol spécialiste des tests d'efficacité des produits cosmétiques - le programme "Cosmétotextile" a reçu l'appui du pôle de compétitivité "Sciences de la Beauté et du Bien-Être" (autrement appelé Cosmetic Valley) et de Loches Développement. Il est suivi avec intérêt par les acteurs régionaux  de la recherche, de l'innovation et du développement économique: Tours(s)Plus, la CCI de Touraine, la ville de Tours, tous représentés le 23 janvier dernier.

Qu'appelle-t-on Cosmétotextile ?

Selon la définition du Bureau de Normalisation des Industries Textiles et de l'Habillement, «Un article textile mis sur le marché contenant une substance ou une préparation destinée à être libérée durablement sur les différentes parties superficielles du corps humain, notamment sur l'épiderme, la chevelure et les organes génitaux extérieurs, dans le but exclusif ou principal de nettoyer, parfumer, modifier l'aspect, protéger, aider à maintenir en bon état ou corriger les odeurs corporelles».