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SPHERE : U1246 methodS in Patient-centered outcomes and HEalth ResEarch

du 20 novembre 2017 au 15 janvier 2018

Développer, évaluer, implémenter des méthodes pour la recherche clinique et l’épidémiologie.

SPHERE

L’année 2017 a vu la création d’une nouvelle unité de recherche INSERM pour le grand ouest, l’unité U1246 methodS in Patient-centered outcomes and HEalth ResEarch (SPHERE).
Cette unité mixte de recherche a trois tutelles que sont les Universités de Nantes et Tours, ainsi que l’INSERM. Il s’agit d’une unité bisite nanto-tourangelle qui est dirigée par le Pr Véronique Sébille (PU-PH de Biostatistique – UFR de Pharmacie – Nantes) et co-dirigée par le Pr Bruno Giraudeau (PU-PH de Biostatistique – UFR de Pharmacie – Tours).
Cette unité de recherche est pluri-disciplinaire. Elle compte des enseignants-chercheurs en biostatistique, économie de la santé, épidémiologie, psychologie, pharmacologie, ainsi que des cliniciens qui ont une appétence et des compétences en méthodologie de la recherche clinique.

L’unité s’est enrichie cette année de deux membres titulaires : Solène Desméee (Maître de Conférences en Biostatistique, IUT de Tours, Université de Tours) et Myriam Blanchin (Ingénieur de Recherche en Biostatistique, UFR de Pharmacie, Université de Nantes).
Le mot clé qui résume le projet scientifique de SPHERE est « méthodes ». Les membres de SPHERE aspirent en effet à développer, évaluer, puis implémenter des méthodes qui s’appliquent à la recherche clinique et à l’épidémiologie. Le projet scientifique se décline selon 3 axes.

1) Mesurer et interpréter la perception et le vécu du patient
A l’heure où la voix du patient est écoutée à chaque étape de son parcours de soin, les critères rapportés par le patient (qu’on appelle classiquement des « patient reported outcomes » ou PRO) sont fréquents dans les études cliniques. Ils permettent d’évaluer la qualité de vie, la satisfaction, l’anxiété, etc… et soulèvent des questions spécifiques quant à leur mesure,  leur analyse statistique et leur interprétation.

2) Evaluer en vie réelle.
Classiquement, l’évaluation d’un traitement ou d’une intervention se fait au moyen d’un essai randomisé. Alors que la plupart du temps on randomise des patients, on est parfois conduit à réaliser des essais randomisés « en cluster » (e.g. on alloue des médecins, et donc tous les patients qu’il prend en charge, à un des groupes, et non plus les patients individuellement). Connus pour être pragmatiques, ces essais soulèvent de nombreux challenges méthodologiques, biostatistiques et éthiques. En parallèle, pour évaluer en vie réelle, les cohortes, la pharmaco-épidémiologie, et plus globalement les études observationnelles sont autant d’outils qui soulèvent leur lot de questions méthodologiques.

3) Pronostiquer en intégrant les perceptions du patient.
Pronostiquer, c’est classiquement prédire la réponse clinique. Si les données cliniques, biologiques et d’imagerie sont usuellement utilisées pour pronostiquer, on peut aussi supposer que la perception qu’a le patient de la prise en charge proposée et de son état de santé puisse influer sur son pronostic. Une telle approche n’est pas sans soulever des questions de nature méthodologique et biostatistique.

Vendredi 10 novembre 2017 a eu lieu la journée scientifique semestrielle de l’unité INSERM U1246 – SPHERE. Cette journée a notamment été l’occasion d’écouter 7 nouveaux doctorants parmi les 8 que l’unité accueille pour cette rentrée universitaire et qui ont présenté leur sujet de thèse.



 
 
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