Actualité

[ANNULATION] Conférences Acte(s), parcours d’art contemporain en Touraine

  • Culture,
Date(s)

du 19 mars 2020 au 31 mars 2020

Pour lutter contre la contagion du Coronavirus, l’université de Tours sera fermée au public à compter du lundi 16 mars 2020, conformément aux indications du Président de la République. Des informations plus précises vous seront communiquées dans la journée. Nous vous invitons à consulter vos mails, le site internet et les réseaux sociaux de l’UT.



Conférence entre Anne-Laure Chamboissier (commissaire artistique) et Anne-Laure Sacriste (peintre)
Jeudi 19 mars 2020 à 18h30 à l'Esad Talm Tours

Conférence avec Benoît Fougeirol (photographe) 
Mardi 31 mars 2020 à 18h à l'université de Tours - Amphithéâtre 1 (porte Z)
 

ACT(e)S 2020

HABITER LE LIEU
DU 30 AVRIL AU 22 NOVEMBRE 2020

Initié par Jean-Gérard Paumier, Président du Conseil Départemental d’Indre-et-Loire, ACT(e)s est un parcours artistique qui associe une cinquantaine d’acteurs de la région. Cet événement est piloté et organisé par la Direction de l’attractivité des territoires. Le commissariat artistique est confié à Anne-Laure Chamboissier. « Habiter le lieu » est la thématique retenue cette année. ACT(e)s 2020 dessine une cartographie sensible du territoire via le regard singulier d’artistes posé sur les lieux qu’ils sont invités à investir, par un travail spécifique in situ ou le redéploiement d’œuvres existantes.

CHÂTEAU D’AZAY-LE-RIDEAU
ANNE-LAURE SACRISTE CAUSA MENTALE (2020). Du 17 mai au 27 septembre.

Co-Production : Conseil départemental d’Indre-et-Loire et Centre des monuments nationaux- Château D’Azay-le-Rideau

« Nourrie de mes différents séjours au Japon (Kyoto), mon regard de peintre s'est aiguisé et est devenu plus exigeant, quand à une certaine idée du beau ». Anne-Laure Sacriste
L’artiste intervient dans deux espaces distincts du château. Dans la chapelle à l’extérieur dans le parc, une plaque de cuivre, posée à quelques centimètres du sol, permet un éclairage différents sur l’ensemble des murs en reflétant la lumière du soleil, et fait aussi apparaître sur le cuivre devenu miroir les voûtes arc-boutants du plafond. Seront également disposés dans cet espace des tortues en céramique, ainsi qu’un drapeau, telles des présences silencieuses et énigmatiques.
Dans l’espace de la Garde Robe à l’intérieur du château, une tapisserie au motif de William Morris sera présentée sur une structure portante, comme celle utilisée au Japon pour mettre en valeur un Kimono. Elle est constituée d’un assemblage de tiges de cuivre à l'instar d 'une sculpture. L’ensemble de la proposition d’Anne-Laure Sacriste par ses gestes ténus, au contraire de l’idée de spectacle, ou du spectaculaire, amène le spectateur à une réflexion plus intime dans le rapport que nous avons chacun à être au monde. Il s'agit pour l'artiste de déplacer le regard du visiteur et révéler certaines choses qu'on ne voit pas de prime abord. Son intervention dans différents espaces s’inscrit dans une histoire des formes simples, minimalistes qui résonnent avec la flamboyance du château.

Le travail d'Anne Laure Sacriste (1970), forte d'un double cursus, à la fois diplômée de l'École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris, ainsi que de l'école d Arts Appliqués Duperré (BTS Textile) repose sur la peinture dans son rapport à l'espace. Son univers oscille avec des références minimaliste et symboliste dans des agencements d 'environnements sophistiqués d'où une certaine esthétique japonaise n' est pas absente. Parmi ses dernières expositions personnelles, on peut citer « Orion Aveugle » chez Vera Munro à Hambourg 2019 ; « Rideau(variation) » au Temple Shimogamo, Kyoto ; « Tableaux,Nature Morte, Still life » Centre d'Art J.Gonzale2016, Arcueil ; « Liaisons Ambigues » Hermès, Tokyo 2017 et parmi les expositions collectives « Toguna » Jean de Loisy 2017, Palais de Tokyo ; « Fukami » 2018 Yuko Hasegawa, Hotel Rothschild, Paris.

CHARTREUSE DU LIGET
BENOÎT FOUGEIROL LIVRE DES PLENTES (2020). Du 31 mai au 1er novembre.


« Curieusement, personne ne s’est choqué de l’invraisemblance qu’il y a à supposer que l’on ait soudain élevé la première mauvaise herbe venue au rang de motif artistique. » Aloïs Riegl
Pour les moines Chartreux habiter signifiait d’abord s’approprier un territoire, le délimiter et le gérer pour qu’il devienne leur espace de vie en particulier, capable d’apporter l’isolement nécessaire pour se consacrer à la foi mais aussi de pouvoir répondre aux besoins de subsistance propres à un établissement monastique. La Chartreuse du Liget ne déroge pas à la règle et son implantation dans une clairière de la forêt de Loches réunira les qualités essentielles à la création du « Désert cartusien ». De l’horizon de la forêt à l’ornementation florale des manuscrits enluminés par les moines copistes, la botanique est un fil qui relie le territoire au savoir et à sa transmission, matérialisé dans les livres de la bibliothèque du Liget, aujourd’hui conservés à Loches. Issu de cette collection, le Livre des Plentes servira de guide pour observer le site, en réveiller l’histoire et révéler par la photographie un répertoire de formes entre nature, architecture et écriture, pour en interroger les analogies et les écarts.

Né en 1962, photographe et artiste, Benoît Fougeirol vit et travaille à Paris. Depuis plusieurs années, il arpente les territoires incertains de la périphérie. Son approche à la fois topographique et poétique rend compte de richesses muettes et insoupçonnées, entre nature et bitume. Il a ainsi publié en 2010 Autour / Around aux éditions vmcf puis Botanic en 2013 aux éditions Temple. Récemment son travail s’est concentré sur les zones urbaines dites « sensibles ». Sensibles sans doute parce qu’elles démangent le corps social autant qu’elles rongent les territoires et les vies. Il a entrepris un inventaire méthodique des lieux et des paysages que proposent ces territoires recouverts par des clichés que leur réalité déborde ou récuse. (Zus) est publié en 2017 sous la forme d’un livre d’artiste aux édition X Artist’s Books, projet qui a été récompensé par le prix MAD ADAGP en 2018.