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Invocations - Récital de Maroussia Gentet
Lauréate du 13ème Concours International de Piano d’Orléans

  • Culture,
  • Vie étudiante,
Date(s)

le 28 novembre 2019

20h30
12€ plein tarif, 9€ UTL, 6€ tarifs réduits, 4€ PCE.
Réservation sur ticketfac.univ-tours.fr
Lieu(x)
Salle Thélème

Une jeune artiste virtuose, amoureuse de la musique d’aujourd’hui et lauréate du 13ème Concours International de Piano d’Orléans.


Née en 1992, Maroussia Gentet a en elle le feu de l’héroïne du roman éponyme écrit par Marko Vovtchok, dont la lecture inspira ses parents. Héritant de ceux-ci leur passion pour les lettres, Maroussia a toujours eu la musique au centre de sa vie. Si elle cultive l’amour des grands classiques, se nourrissant notamment du romantisme ardent de Schumann dont elle est une fervente interprète, sa sensibilité est depuis toujours investie dans le répertoire contemporain. Très jeune, elle découvre notamment l’œuvre d’Henri Dutilleux et se plonge alors dans La Sonate, œuvre qu’elle interprète régulièrement depuis, avec une passion toujours renouvelée.

Elle remporte le Premier Prix et les Prix SACEM, Roussel, Jolivet, Riccardo Vines et le prix des étudiants au 13ème Concours International de piano d'Orléans en 2018.

Programme du récital
 
  • Marco Stroppa : Tangato Manu - pièce n°4 de l'œuvre Miniature Estrose (1991-2001) / 12’
“La pièce appartient à l’axe des Miniatures, inspiré par les mythes ou objets de l’Île de Pâques. « Tangata Manu » est l’histoire de l’Homme-oiseau. Lors d’une compétition sportive, des athlètes représentant chaque clan de tribu doivent descendre une falaise, nager dans la mer, chercher un oeuf qui vient d’être pondu par un oiseau précis, nager à nouveau, escalader la falaise et revenir au point de départ. Le premier arrivé est élu Homme-oiseau, soit Tangata Manu, et on l’adore comme un dieu pendant un an. Ma Miniature confronte toutes sortes de gestes autour du vol. On peut voler au-dessus du piano : on joue très vite et légèrement, comme un colibri, par exemple. On peut également voler comme un aigle : l’expression sera plus ample et tournera. On peut aussi essayer de voler, comme l’autruche : alors, la pièce sautille. Survient, de surcroît, un degré plus métaphorique : un vol au-dessus d’une oeuvre de Luciano Berio, pour le soixante-dixième anniversaire duquel la pièce fut dédiée. J’ai considéré deux accords de Sinfonia et la mélodie initiale de Requies, en essayant de voler au-dessus. De temps à autre, des vues d’en haut de ces éléments sont présentes dans la pièce ; elles ne sont pas perceptibles de prime abord, mais dès qu’on en a la clé, on les perçoit facilement (ce n’est pas obscur mais simplement codé). Elles constituent la partie centrale de l’oeuvre, plus chorale et harmonique, si l’on peut dire.” Marco Stroppa
 
  • Beethoven : Sonate pour piano n°13 en mi bémol majeur, opus 27 n°1
« Les Sonates pour piano de Beethoven sont uniques à trois égards : 1. Elles reflètent toute l’évolution de son génie jusqu’à la composition des derniers Quatuors. 2. Elles ne contiennent pas d’œuvres mineures. 3. Beethoven ne se répète pas dans ses Sonates. Chaque œuvre, chaque mouvement est un nouvel organisme ». Alfred Brendel, pianiste. Sonate n°13 en mi bémol majeur op. 27 n°1, « Quasi una fantasia » La Sonate n°13 en mi bémol op. 27 n°1 est une oeuvre de Ludwig van Beethoven composée en 1800-1801. Elle porte la dédicace à la princesse Joséphine von Liechtenstein. Les quatre mouvements se répartissent ainsi : Andante ; Allegro – molto e vivace ; Adagio con espressione ; Finale – Allegro vivace. Extrait du Guide de la Musique de piano et de clavecin, F-R. Tranchefort
 
  • André Jolivet : Suite Mana (1935) - 12’
« Mana » est une énergie vitale, un pouvoir spirituel censé habiter certains objets et personnes. Mana d’André Jolivet est une suite de six pièces pour piano inspirées des objets fétiches qu’Edgar Varèse lui avait laissés avant son départ pour les États-Unis. Jolivet ne cherche pas à représenter ici les objets eux-mêmes mais le pouvoir magique qu’ils exercent sur leur entourage, pouvoir extraordinaire venant d’objets étrangers mais rendus familiers par leur appartenance au proche ami qu’était Varèse.
 
  • Maurice Ravel : Miroirs
Composées entre 1904 et 1906, Les Miroirs de Maurice Ravel sont cinq pièces évocatrices… « Noctuelles » et leurs battements d’aile désordonnés qui font naître une brume harmonique, lumineuse et ciselée, laissent place à la torpeur poétique des « Oiseaux tristes » dialoguant mystérieusement, puis aux tempêtes d’une « Barque sur l’océan », ce grand trois-mâts comme il en existait encore beaucoup dans les années 1920. Vient ensuite « Alborada del Gracioso », cette sérénade du bouffon, où une Espagne distanciée et ironique brille de mille feux et le recueil se terminera dans la douceur et le calme des résonances de « La Vallée des cloches ».