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Déclarations sur le numerus Clausus, position de l'université de Tours

  • Vie de l'université,
Date(s)

du 13 mai 2019 au 30 juin 2019

Position de l'université de Tours à propos des récentes déclarations sur le numerus Clausus de la faculté de médecine en région Centre-Val de Loire

L'arrêté du 21 avril dans lequel ont été publiés les numerus clausus (NC) des PACES des facultés de médecine a été mal compris et ont fait l'objet d'interprétations erronées relayées depuis quelques jours. L'apparente augmentation de 13% au niveau national est liée essentiellement à des ajustements techniques, comme l’expérimentation en cours à Brest et Paris de 2 années en 1 en PACES. Cette année, les doyens de médecine et les agences régionales de santé n’ont pas été interrogés sur ce sujet, car il a été décidé de figer nationalement les numerus clausus pour attendre que la réforme de la PACES soit mise en place. Cette réforme nécessaire doit permettre aux universités une adaptation intelligente et pertinente pour leurs territoires des conditions et modalités d'entrée dans les études médicales. L'enjeu pour la région Centre-Val de Loire, dans la logique de l'Alter PACES* mise en place dans les universités de Tours et d’Orléans, et d'Ambition PACES** déployée dans 14 lycées ruraux de la région, est d'ouvrir davantage notre cursus à des bacheliers plus diversifiés que notre écrasante majorité de lycéens et lycéennes bac S mention très bien ou bien, provenant principalement des 3 départements le long de la Loire. Augmenter le nombre d'étudiants entrant dans les études de médecine dans notre région ne peut avoir de sens que si on réduit les fuites en fin de deuxième cycle, en 6ème année (72% des étudiants ont encore choisi l'année dernière de partir dans une autre région pour y faire leur internat) et que si on aligne le nombre des internes avec le nombre d'étudiants de premier et deuxième cycle. Après être passés de 220 en 2017 à 234 postes d'internes en 2018, nous allons tout faire cette année, en lien avec l'ARS, pour obtenir 259 postes d'internes (notre numerus clausus est de 255). Certains de ces internes seront médecins 3 ans plus tard, et susceptibles de s'installer immédiatement si notre région sait les fidéliser. Les augmentations de numerus clausus (nous en avons obtenu une très conséquente en 2015 avant toutes les autres facultés) ne produisent d'effet que 10 à 15 ans plus tard.

C'est là qu'est l'urgence, et c'est là le combat que nous menons car la faculté de médecine de Tours a un déficit historique en nombre d’internes qui n’est plus acceptable. Pour garantir la qualité de la formation, nous allons aussi continuer de tout faire pour obtenir des renforts en enseignants car notre faculté est également historiquement sous-dotée. En résumé, la politique de notre faculté se décline en trois temps et elle est réalisable et effective très vite si on en respecte la chronologie :
  1. augmentation du nombre d'internes - effective dès 2019
  2. renfort en enseignants
  3. déclinaison de la réforme de la PACES avec augmentation et diversification du nombre d'étudiants entrant en médecine - réforme prévue à la rentrée 2020
Nous aimerions que toutes les énergies se fédèrent pour porter ce projet ensemble, dans l’intérêt de notre région. Patrice Diot, Doyen de la Faculté de Médecine de Tours, région Centre-Val de Loire.

*Alter PACES : Passerelle pour des étudiants de certaines filiaires souhaitant entrer en 2nde année de médecine
**Ambition PACES : Visites d’étudiants de 2 ème année de médecine dans des lycées ruraux, pour témoigner et donner conseils et outils pédagogiques.


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