Partager
Actualité

Prix de la Ville de Tours : deux thèses récompensées

Date(s)

le 27 avril 2021

Afin de contribuer au rayonnement scientifique et universitaire de la capitale tourangelle, la Ville de Tours a souhaité, comme chaque année depuis 2015, récompenser un.e docteur.e ayant soutenu une thèse au cours de la précédente année universitaire.

Cette année, deux thèses se sont particulièrement démarquées et ont été récompensées par le jury constitué d'élus membres de la commission municipale « Enseignement supérieur Recherche » :

Nicolas Bataille, lauréat du Grand Prix de la Ville de Tours
, pour sa thèse réalisée sous la direction de Denis MARTOUZET et Laurent DEVISME et intitulée « Experts et consultants au service de l’action publique locale : une approche pragmatique du travail de l’ingénierie privée ». Dans l’aménagement de l’espace et de l’environnement, les acteurs de l’ingénierie privée occupent une place grandissante dans la mise en œuvre des politiques publiques. Ces invisibles des projets, parfois considérés comme des « experts », sont réputés accompagner les collectivités locales sur les dimensions techniques. Du reste, ils ne sont pas imperméables aux mutations contemporaines du capitalisme qui affectent l’action publique locale. Dans ce contexte, ils se veulent acteurs du changement et soutiennent des approches renouvelées pour répondre à une complexification supposée. À partir d’une enquête ethnographique, cette thèse qualifie le travail de ces bureaux d’études, sociétés d’ingénierie et de conseil dans l’action publique locale. Cette thèse a été effectuée de 2014 à 2020, au sein de l’École Doctorale Sciences de la Société : Territoires, Environnement et Droit (SSTED) et plus particulièrement dans l'UMR Université de Tours - CNRS Cités, TERritoires, Environnement et Sociétés (CITERES)

Alice Desmarchais, lauréate du Prix de la ville de Tours, pour sa thèse réalisée sous la direction de Sébastien ELIS et intitulée « Effets in vitro et in vivo du bisphénol S sur la compétence ovocytaire chez la brebis et rôle du statut métabolique ». Le Bisphénol S (BPS), composé utilisé dans l'industrie comme substituant au Bisphénol A (BPA), a été décrit comme perturbateur endocrinien oestrogénomimétique présentant des effets néfastes sur la reproduction (gonades et hypothalamus) mâle et femelle. Dans le cadre d'un projet de recherche visant notamment à étudier les effets du BPS sur la folliculogenèse ovarienne ovine et humaine, les objectifs de la thèse ont été, d'une part, d'étudier chez la brebis, les effets aigus in vitro, de faibles doses de BPS sur la qualité et la compétence au développement de l'ovocyte ovin. De plus, deux expérimentations in vivo, chez la brebis non gestante, et chez la brebis gestante, ont permis d'étudier les effets de l'exposition chronique au BPS, sur l'ovocyte adulte et sur les ovaires des jeunes femelles exposées in utero. D'autre part, le métabolisme lipidique étant essentiel au développement ovocytaire, ces expérimentations ont été réalisées sur deux groupes de brebis présentant des statuts métaboliques différents, ceci afin de déterminer si le statut métabolique impacte la sensibilité au BPS. Cette thèse a été effectuée de 2017 à 2020, au sein de l'École Doctorale Santé, Sciences Biologiques et Chimie du Vivant (SSBCV), et plus particulièrement dans l'unité UMR Université de Tours - CNRS 7247 - INRAE 0085 -Physiologie de la Reproduction et des Comportements (PRC).