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le 8 juin 2026
Par droits africains influencés par le droit français, l’on entend désigner un complexe de règles émanant d’un système juridique national ou communautaire, ayant subi l’influence du droit français par le phénomène colonial. Ainsi, les droits africains envisagés sont ceux des pays d’Afrique francophone, qu’ils soient subsahariens ou maghrébins.
Partant de ces définitions, on peut a priori considérer que le défaut d’originalité des droits africains en question apparaît comme un truisme, dans la mesure où ils sont d’inspiration française. C’est dans ce sens que certains dénoncent le mimétisme constant du droit français, et militent pour une « désoccidentalisation » des droits africains. D’autres estiment que le retour exclusif aux coutumes ancestrales est inadéquat et que le mimétisme n’est pas un problème en soi, en raison de la proximité et de la parenté qui existent entre ces droits africains et le droit français.
C’est dans cette perspective que s’inscrit le thème de ce projet de colloque, qui invite à réfléchir à la quête d’originalité des droits africains influencés par le droit français.
La question est de savoir dans quelle mesure et par quels moyens, il serait possible de parvenir à des droits africains originaux, déliés de l’influence du droit français. Plusieurs autres questions découlent de cette interrogation : cette quête d’originalité est-elle réaliste ou utopique ? Le métissage de ces droits africains (hybridation entre coutumes et règles héritées du droit français) dans certaines matières ne constituerait-il pas une marque d’originalité ? Quelle est la portée actuelle de l’influence du droit français sur ces droits africains ?