Actualité
Une recherche collaborative pour l'amélioration des pratiques médicales de la vascularite
- Recherche,
Date(s)
du 6 novembre 2026 au 31 janvier 2027
Lieu(x)
Site Tonnellé
La Professeure Alexandra Audemard-Verger, PU-PH en médecine interne immunologie clinique au CHRU de Tours et membre de l’équipe 4 « Biology of Innate T cells & Lung immunity » du CEPR (laboratoire Université de Tours / Inserm), publie des recommandations européennes dans la prise en charge de la vascularite à IgA de l’adulte, publiées dans la revue internationale Nature Reviews Rheumatology.
Ces premières recommandations européennes apportent un cadre commun pour améliorer le diagnostic, le traitement et le suivi des patients atteints de cette maladie rare auto-immune. Elles sont le fruit d’un travail collectif réunissant une quarantaine d’experts européens, initié il y a quatre ans par le service de médecine interne du CHRU de Tours.
Si cette maladie est relativement fréquente chez l’enfant et évolue généralement favorablement, elle est plus rare chez l’adulte et peut présenter un pronostic plus défavorable. À court terme, les complications digestives peuvent constituer un enjeu majeur. À plus long terme, l’atteinte rénale représente une préoccupation particulière, en raison du risque d’évolution vers une maladie rénale chronique.
La diversité des manifestations cliniques, associée à l’absence de données issues d’essais cliniques de qualité, rend indispensable une approche structurée et pluridisciplinaire.
Le projet a été initié à Tours il y a quatre ans, avec la création du groupe de travail européen EUGAVAS. Celui-ci rassemble des spécialistes engagés dans l’amélioration des connaissances sur cette maladie et dans le développement de meilleures pratiques de soins.
Élaborées à partir d’une revue systématique de la littérature scientifique et de l’expertise des professionnels impliqués, les recommandations s’articulent autour de 14 recommandations. Elles proposent un cadre clinique structuré et pragmatique pour accompagner les professionnels de santé dans le diagnostic, l’évaluation de la gravité, le choix des traitements et le suivi des patients.
L’objectif est d’harmoniser les pratiques en Europe et au-delà, afin de favoriser une prise en charge plus cohérente et adaptée aux besoins des patients.
En parallèle, une démarche nationale est engagée pour élaborer des recommandations françaises, coordonnée par Tours en collaboration avec un service parisien. Plusieurs praticiens hospitaliers du CHRU de Tours contribuent à ce travail, qui vise à mieux structurer le diagnostic, l’éducation thérapeutique et la prise en charge de la maladie à l’échelle nationale.
Le CEPR développe un continuum de recherche allant de la compréhension de mécanismes d’infection et d’inflammation pulmonaires jusqu’à la validation de l’administration par aérosol d’agents thérapeutiques. La structure multidisciplinaire du CEPR permet de conduire à la fois des études moléculaires et technologiques, et des études précliniques et cliniques. Le CEPR collabore avec des partenaires académiques mais aussi avec des partenaires privés (allant de la startup à la big pharma).
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Ces premières recommandations européennes apportent un cadre commun pour améliorer le diagnostic, le traitement et le suivi des patients atteints de cette maladie rare auto-immune. Elles sont le fruit d’un travail collectif réunissant une quarantaine d’experts européens, initié il y a quatre ans par le service de médecine interne du CHRU de Tours.
Une maladie rare aux manifestations multiples
La vascularite à IgA est une inflammation des petits vaisseaux sanguins provoquée par des complexes immuns. Elle peut toucher plusieurs organes, notamment la peau, les articulations, le tube digestif et les reins.Si cette maladie est relativement fréquente chez l’enfant et évolue généralement favorablement, elle est plus rare chez l’adulte et peut présenter un pronostic plus défavorable. À court terme, les complications digestives peuvent constituer un enjeu majeur. À plus long terme, l’atteinte rénale représente une préoccupation particulière, en raison du risque d’évolution vers une maladie rénale chronique.
La diversité des manifestations cliniques, associée à l’absence de données issues d’essais cliniques de qualité, rend indispensable une approche structurée et pluridisciplinaire.
Un travail européen initié à Tours
Ces recommandations sont le résultat d’un travail collectif mobilisant une quarantaine d’experts européens issus de plusieurs disciplines, notamment la médecine interne, la néphrologie, la dermatologie et la rhumatologie.Le projet a été initié à Tours il y a quatre ans, avec la création du groupe de travail européen EUGAVAS. Celui-ci rassemble des spécialistes engagés dans l’amélioration des connaissances sur cette maladie et dans le développement de meilleures pratiques de soins.
Élaborées à partir d’une revue systématique de la littérature scientifique et de l’expertise des professionnels impliqués, les recommandations s’articulent autour de 14 recommandations. Elles proposent un cadre clinique structuré et pragmatique pour accompagner les professionnels de santé dans le diagnostic, l’évaluation de la gravité, le choix des traitements et le suivi des patients.
L’objectif est d’harmoniser les pratiques en Europe et au-delà, afin de favoriser une prise en charge plus cohérente et adaptée aux besoins des patients.
De nouvelles perspectives pour la recherche et la prise en charge
La publication de ces recommandations constitue une étape importante, mais également le point de départ de nouveaux travaux. Le développement d’essais cliniques visant à mieux évaluer l’efficacité des traitements figure notamment parmi les priorités. Sur ce volet, le service de médecine interne travaille en lien avec la direction de la recherche clinique du CHRU de Tours et prépare une candidature à des financements européens.En parallèle, une démarche nationale est engagée pour élaborer des recommandations françaises, coordonnée par Tours en collaboration avec un service parisien. Plusieurs praticiens hospitaliers du CHRU de Tours contribuent à ce travail, qui vise à mieux structurer le diagnostic, l’éducation thérapeutique et la prise en charge de la maladie à l’échelle nationale.
Cofondatrice et coordinatrice à l’échelle internationale le groupe d’étude EUGAVAS, Alexandra Audemard-Verger indique :
A travers ces initiatives, le CHRU de Tours affirme son engagement dans la recherche collaborative et l’amélioration des pratiques médicales. En associant expertise clinique, coopération internationale et recherche, les équipes contribuent à faire progresser la prise en charge des patients atteints de maladies rares
À propos du CEPR
Le CEPR développe un continuum de recherche allant de la compréhension de mécanismes d’infection et d’inflammation pulmonaires jusqu’à la validation de l’administration par aérosol d’agents thérapeutiques. La structure multidisciplinaire du CEPR permet de conduire à la fois des études moléculaires et technologiques, et des études précliniques et cliniques. Le CEPR collabore avec des partenaires académiques mais aussi avec des partenaires privés (allant de la startup à la big pharma). En savoir plus