Résultats de l'enquête mobilités 2025
En mars 2025, l’université de Tours a mené une enquête auprès de sa communauté pour mieux comprendre les habitudes de déplacement entre le domicile et le lieu d’études ou de travail. Avec 3 478 réponses exploitables, cette étude révèle des tendances marquées, mais aussi des disparités entre les populations et les sites.
Les objectifs de l'enquête :
- Mesurer l’empreinte carbone liée aux déplacements domicile-travail/études ;
- Évaluer l’impact du Plan Universitaire des Mobilités (PLUM) ;
- Identifier les freins aux transports bas carbone ;
- Proposer des solutions adaptées aux besoins de chaque personne.
Des différences d'usages selon les sites, la population, le genre
La marche domine largement (49 % des répondant·es), surtout chez les étudiant·es (74 %) et sur les sites centraux comme les Tanneurs, où l’hypercentre de Tours et la bonne desserte en transports en commun favorisent les déplacements à pied. Les transports en commun (bus et tram) arrivent en deuxième position (41 %), avec une utilisation particulièrement forte sur le site des Deux Lions, bien desservi par le réseau de tram. Il s'agit également du site tourangeau qui compte le plus d'étudiants automobilistes, usage intrinsèquement lié à la présence d'un grand parking accessible et gratuit pour tous, y compris la population étudiante. La voiture, quant à elle, reste prisée par les BIATSS (57 %), notamment sur les sites périphériques comme Grandmont ou l’IUT Jean Luthier, où les alternatives sont moins accessibles.
Le vélo, utilisé par 17 % des répondant·es, connaît un succès notable à Tonnellé et au Plat d’Étain, où les infrastructures (stationnements abrités, pistes cyclables) sont plus développées. Enfin, le train est surtout plébiscité à Blois, où les sites de la Chocolaterie et Jean Jaurès bénéficient d’une bonne desserte ferroviaire. Les étudiant·es privilégient la marche (62 %) et les transports en commun (bus 39 %, tram 27 %), tandis que les BIATSS utilisent surtout la voiture (58 %) et la marche (26 %). Les enseignant·es-chercheur·es, eux, optent davantage pour la voiture (47 %) et le vélo (30 %), reflétant des besoins distincts en termes de flexibilité et d’infrastructures. Ces différences soulignent l’importance d’adapter les solutions de mobilité à chaque population et campus.
Les résultats de l'enquête démontrent que d'une manière générale, les hommes se déplacent plus souvent à vélo que les femmes (26% contre 16%), particulièrement en observant la population des personnels administratif (37% d'hommes contre 19% de femmes). En outre, le manque de formation et d'aide pour entretenir le vélo sont les difficultés le plus souvent citées par les femmes.
Regard croisé : mobilités et émissions de gaz à effet de serre
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par les kilomètres parcourus en voiture sont bien plus importantes que pour l'ensemble des autres modes de transport : 73,5% de km parcourus en voiture génèrent ainsi 96,6% d'émissions GES. En outre, 26,5% des kilomètres parcourus avec les autres modes de transport génèrent seulement 3,4% d'émissions GES.
On remarque ainsi un usage plus carboné des transports du côté des personnels, qui pour une distance parcourue plus faible que les étudiantes et étudiants, ont un rapport d'émissions de GES/km plus important lié à l'usage de la voiture individuelle.
On remarque ainsi un usage plus carboné des transports du côté des personnels, qui pour une distance parcourue plus faible que les étudiantes et étudiants, ont un rapport d'émissions de GES/km plus important lié à l'usage de la voiture individuelle.
Accompagner le report modal de la voiture vers des transports à faible émissions carbone
Les automobilistes, majoritairement issus de zones périphériques (seulement 20 % habitent Tours), parcourent en moyenne 31 km par jour et subissent des trajets plus longs (55 min contre 47 min pour l'ensemble des autres modes), avec une forte prédominance de l'autosolisme (82 %) et un recours marginal au covoiturage.
Trois quart des automobilistes ont déjà envisagé une alternative tout en rencontrant des freins structurels : ce sont la distance (70%) et la météo (63%) qui dominent au sein de la communauté étudiante pour le vélo, ou encore la durée des trajets et le manque de flexibilité (respectivement 70 % et 68 % pour l'ensemble de la communauté) pour les transports en commun.
Du côté des personnels, les contraintes familiales (jusqu’à 65 % pour les BIATSS) et l’absence d’infrastructures adaptées (stationnements sécurisés, pistes cyclables) renforcent cette dépendance à la voiture, malgré une volonté d’expérimentation, puisque les deux tiers des personnes intéressées par une alternative l'ont testé.
Ces enjeux soulignent la nécessité de continuer d’agir à la fois sur l’offre de mobilité (réseaux, horaires), l'organisation du travail (flexibilité, prise en compte des contraintes familiales) et sur les conditions matérielles (sécurité, accessibilité) pour accompagner un report modal efficace. L'offre de mobilité a déjà évolué depuis la diffusion de l'enquête : le déploiement du réseau de pistes cyclables Vélival continue de se développer ; 11 gares permettent de rejoindre Tours centre au tarif Fil Bleu.
Trois quart des automobilistes ont déjà envisagé une alternative tout en rencontrant des freins structurels : ce sont la distance (70%) et la météo (63%) qui dominent au sein de la communauté étudiante pour le vélo, ou encore la durée des trajets et le manque de flexibilité (respectivement 70 % et 68 % pour l'ensemble de la communauté) pour les transports en commun.
Du côté des personnels, les contraintes familiales (jusqu’à 65 % pour les BIATSS) et l’absence d’infrastructures adaptées (stationnements sécurisés, pistes cyclables) renforcent cette dépendance à la voiture, malgré une volonté d’expérimentation, puisque les deux tiers des personnes intéressées par une alternative l'ont testé.
Ces enjeux soulignent la nécessité de continuer d’agir à la fois sur l’offre de mobilité (réseaux, horaires), l'organisation du travail (flexibilité, prise en compte des contraintes familiales) et sur les conditions matérielles (sécurité, accessibilité) pour accompagner un report modal efficace. L'offre de mobilité a déjà évolué depuis la diffusion de l'enquête : le déploiement du réseau de pistes cyclables Vélival continue de se développer ; 11 gares permettent de rejoindre Tours centre au tarif Fil Bleu.
Découvrir le rapport de l'enquête Mobilités 2025
Les résultats présentés sont le produit d'une collaboration entre la Direction de la Formation (DiFOR) et la Direction de la Transition écologique et de la Responsabilité Sociale (DiTERS).
Télécharger le Rapport d'enquête 2025
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Service du Pilotage de la Transition Écologique
spote@univ-tours.fr
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